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Sgt pepper's lonely hearts club band
C'était au siècle dernier.
Personne ne va te croire. Ou ils vont penser que tu es prétentieux. Mais ce disque est le premier vinyl que tu aies acheté avec ton premier argent de poche. C'est pourtant la stricte vérité. Auparavant il y avait eu une cassette. De ces mêmes Beatles. Le Vol. 1 du fameux "double bleu", vous savez cette compilation. A l'époque, il y a avait deux K7 pour le double bleu et deux pour le double rouge. Tu avais seulement eu les moyens d'en acheter une.
Tu l'écoutais cette cassette, tous les jours, plusieurs fois même. Tu n'avais pas grand chose d'autre. En fait tu avais commencé avec Pink Floyd (oui Dark side of the moon bien sur et le premier, The Piper at the gates of Dawn, une merveille de pop psychédélique), empruntés à un ami et que tu avais enregistré en mettant le petit micro de ton mini-cassette devant le haut-parleur du tourne-disque familial, en ayant bien prié tout le monde avant cela de ne pas entrer dans la chambre et de ne SURTOUT pas faire de bruit. Auparavant tu n'écoutais rien. Ou pas grand chose. Tu avais bien demandé à tes parents de t'acheter un ou deux 45T mais rien de plus (des daubes inavouable). Mais des choses avaient commencé à germer en toi lorsqu'une fille en 4ème t'avait parlé de Led Zeppelin. Elle t'aurait parlé en albanais que ça aurait été pareil mais il en était resté quelque chose. Et puis ce copain t'avait passé ces deux Pink Floyd et tout avait réellement débuté. C'est à la suite de cet événement que tu avais acheté la K7 du double bleu. Mais tu n'avais toujours pas de "disque", ces galettes en vinyl noir.
Cela ne te suffisait plus. Il te fallait autre chose, il t'en fallait plus. Tu commençais alors ton addiction discographique qui se poursuit encore de nos jours. Ton départ dans cette drogue dont tu n'es jamais sorti. On était au mois de décembre 1974.
Il t'avait fallu attendre un peu avant de l'acheter ce disque. Ton argent de poche se montait à l'époque à 10Fr par semaine. Il fallait que tu atteignes la somme fatidique d'environ 35Fr (tu ne te souviens plus du prix exact) pour aller acquérir ce fameux disque dont tu venais de lire une critique dithyrambique (pour toi à l'époque) dans un magazine spécial Beatles (minable, ça devait être un hors série Salut les copains ou un truc comme ça, tu n'avais pas compris encore que la vérité était ailleurs) acheté peu de temps avant.
Tu te souviens que tu n'avais pu attendre. Tu avais demandé à ta mère une avance sur la semaine suivante et tu avais couru au BHV de Créteil. Voilà, c'était fait, tu avais acheté ton premier disque, très fier de toi.
Déjà, dans le bus en rentrant à la maison, tu n'arrêtais pas de regarder cette pochette multicolore, ces têtes de gens plus ou moins connus de toi à l'époque (tu n'as pas reconnu Dylan par exemple, mais très bien Laurel et Hardy pourtant assez peu à leur avantage). Au dos, sur un fond rouge vif, en petites lettres noires qui faisaient mal aux yeux, étaient imprimées les paroles. Lorsque l'on ouvrait le disque, il y avait les têtes en gros plan des Beatles, moustachus et chevelus. Avec le disque on trouvait également une planche cartonnée ou figuraient des accessoires détachables pour se déguiser en Sgt. Pepper : une moustache à s'enficher dans le nez, des épaulettes, deux badges, une carte postale du Sgt. Poivre… Tout cela est toujours intact à l'heure actuelle, tu n'as jamais pu te résigner à détacher ces ornements pour t'en parer… tu n'as jamais eu le sens du déguisement il faut dire.
 (Cliquer sur l'image pour voir l'encart en grand)
La première chose qui t'a frappé lorsque tu l'as écouté pour la première fois ce disque, ce sont tous ces instruments qu'on entendait. Tu connaissais pourtant déjà pas mal de ces chansons puisqu'on les trouvait sur ta fameuse K7, mais là le son de l'électrophone, pourtant plutôt moyenne fidélité, était nettement meilleur que celui du mini-cassette. Et tu entendais plein d'instruments, un grand orchestre, des orgues de cirque, des instruments bizarres dont tu ne connaissais pas le nom. Et tu ne comprenais plus. N'ayant encore jamais entendu parler de re-recording ou autres techniques de studio, pour toi, ils jouaient de la guitare et de la batterie les Beatles. Point. D'ailleurs sur toutes les photos que tu avais vues, on les voyait avec. Y avait pas d'orchestre symphonique sur les photos, y avait pas de clarinette, pas d'instruments bizarres et ils n'étaient que quatre…
Sur le coup, tu crois bien t'être dit que ça devait être ça la magie des Beatles, quatre types qui sonnaient comme l'orchestre philharmonique de Berlin. Peu de temps après, en achetant la presse spécialisée de l'époque (Best et surtout Rock'n folk) tu as compris ton erreur.
Tout de suite après, tu t'étais dit que tu t'étais fait arnaquer, que tu aurais du faire attention, qu'il y avait presque la moitié des chansons que tu avais déjà sur ta fameuse cassette. Tu ne pouvais pas en acheter toutes les semaines des disques, si en plus tu ne faisais pas gaffe et que tu te faisais refiler plusieurs fois les mêmes chansons en guise de chef d'œuvre du rock'n roll, il y avait duperie là.
C'était néanmoins nettement plus valorisant de posséder ce disque, et ce pour plusieurs raisons :
1. C'était un disque, pas une vague K7, ça faisait vachement plus sérieux, et puis dans les magazines ils critiquaient les disques, pas les K7 (hein comment ça c'est pareil). 2. Les paroles étaient imprimées sur la pochette et tu pouvais chanter avec eux ce qui te procurait un bonheur ineffable, tu chantais avec les Beatles !!!!! 3. Ca faisait plus classe pour frimer devant les copains et les copines : "Ouais moi j'ai acheté le Sgt. Pepper des Beatles, tu sais celui avec la pochette rouge et tous les personnages, et l'encart avec les moustaches (y avait pas ça dans la K7). Quoi tu connais pas????" Avec l'option spéciale pour les filles : ben si tu veux mercredi tu viens l'écouter à la maison (alors là, tu tiens à avertir toutes les personnes qui pourraient penser que ce disque est un bon plan pour draguer : y en a pas UNE qui est venu chez toi l'écouter, elles préfèraient Claude François ces pétasses!!! )
Et puis il y avait surtout la musique. Cette musique qui tournoyait dans ta chambre et dans ta tête. La guitare de Sgt. Pepper's Lonely Hearts club Band qui te faisait sauter en l'air (en prenant bien soin de ne pas faire sauter le disque avec), bon sang, ça y était tu écoutais du rock. L'enchaînement avec With a little help from my friends, que tu t'imaginais chantant dans la rue avec tes deux seuls copains qui comprenaient également cette musique. Getting Better que tu chantais à tue-tête et ses guitares sautillantes. It's getting better tu parles que tout allait mieux quand tu mettais ce disque, ils te parlaient ces quatre gars. Tu n'y comprenais rien à Fixing a hole mais qu'est-ce que tu aimais cette chanson, particulièrement les couplets avec ses and I will goooooo et le solo de guitare du milieu. Tu avais un peu de mal avec Being for the benefit of Mr Kite, les orgues tournoyantes du pont te posaient un problème crucial : c'était rock'n roll les orgues de cirque comme celles-là? Mais tu adorais quand Lennon chantait à la fin de la chanson And tonight Mr. Kite is topping the bill.
A cette époque là, quand on arrivait à cette chanson, il fallait aller retourner le disque. Sur l'étiquette centrale, la pomme était coupé en deux, tu trouvais cette idée formidable. Tu te souviens avoir montré le coup de la pomme à ta mère qui avait fait preuve d'une indifférence inconcevable pour un tel détail génial. Tu as senti à ce moment là que tu étais en train de changer d'univers et que la communication avec tes parents allait s'avérer de plus en plus difficile (un jour tu raconteras la tête de ta mère découvrant le poster d'Iggy Pop torse nu et grimaçant que tu avais accroché dans ma chambre…).
La deuxième face donc, s'ouvrait avec Within You Without You de George Harrison. Tu te disais que ses copains avaient été sympa avec lui en lui laissant une chanson. Parce qu'il est bizarre ce morceau avec son coté indianisant, avec ses instruments aux sonorités étranges. Il t'a fallu quelques années avant de comprendre que George Harrison était un compositeur aussi génial que ses compères. Néanmoins tu aimais bien le coté envoûtant de ce morceau, tu le trouvais parfait quand tu écoutais le disque dans le noir (non, non tu ne fumais pas encore de substances prohibées).
When I'm sixty four te faisait sourire avec son coté désuet et cette clarinette. Mais tu adorais un passage, après toutes ces années tu ne sais toujours pas pourquoi, mais quand Paul chantait "Every summer we can rent a cottage on the Isle of Wight, if it's not too dear We shall scrimp and save Grandchildren on your knee Vera, Chuck, and Dave" cela te ravissait.
Comme l'intro de Lovely Rita avec sa guitare acoustique et son piano avant que n'entre la batterie. Celle là tu la mettais plusieurs fois de suite pour bien la chanter avec eux, pour bien insister sur les rimes en "er" et en "it" et puis reprendre le refrain en bougeant la tête Lovely Rita, meter maid. Cette chanson t'apparaissait comme un hymne hippie, ces chevelus que tu avais vus à la télé dans un reportage. Toi aussi je serai hippie plus tard (loupé).
Tu adorais Good morning pour la batterie de Ringo sur laquelle il devait taper comme un sourd et que tu tentais d'imiter en frappant sur ton bureau en rythme (ça ne t'a pas passé cette manie, ça vient de là) et la guitare d'Harrison qui hurlait son cours solo.
Derrière il y avait la reprise du premier morceau, qui te faisait oublier les cris d'animaux de la fin de Good morning que tu trouvais déplacés. Cette chanson avec encore une fois la batterie de Ringo et la guitare d'Harrison au premier plan avec la foule qui hurle derrière tu l'as toujours adorée. C'était celle qui faisait le plus de bruit et sur laquelle tes parents grimaçaient le plus. Essentielle.
Mais tu as gardé pour la fin tes préférées. Celles qui t'ont ouvert des horizons que tu ne connaissais pas, que tu n'imaginais même pas exister.
Dès le clavecin de l'introduction de Lucy in the sky with diamonds tu partais dans l'univers féérique d'Alice au pays des merveilles pour y chanter des aaaaaaah qui te transportaient dans des lieux inconnus.
Avec She's leaving home, sa harpe, son violoncelle, ses violons, tu as fait l'apprentissage de ces chansons mélancoliques que tu adores plus que tout. Cette chanson faisait naître en toi ces émotions des séparations qui t'étaient encore inconnues. Cette chanson te bouleverse toujours autant.
Et à la fin de la deuxième face, il y avait ce chef d'œuvre, A day in the life, qui est restée ta préférée après toutes ces années. Tu as toujours tout aimé dans cette chanson. La guitare acoustique discrète de l'intro, les accords majestueux du piano, la voix nonchalante de John, les roulements de batterie totalement essentiels de Ringo, He didn't notice that the lights had changed, la voix qui s'éleve Nobody was really sure if he was from the House of Lords, le piano qui devient insistant, l'orchestre qui s'enfle, le passage central où tout s'accélère, la voix de Paul à l'arrière plan Found my way upstairs and had a smoke Somebody spoke and I went into a dream, les Aaaaah de John, le rythme des mots Now they know how many holes it takes to fill the Albert Hall I'd love to turn you on, l'explosion de l'orchestre et ce dernier accord de piano qui résonne à l'infini avec l'orchestre, le silence… et le gag final que l'on oublie généralement.
Et puis le temps est passé un peu… des disques tu en as acheté. Rarement au début, puis de plus en plus à mesure que tes finances le permettaient. Et tu as oublié ce disque. Oui, pendant plusieurs années tu as laissé ce disque au fond de l'armoire. Tu écoutais dorénavant tellement de choses plus "rock", plus ceci, plus cela, que ce disque était devenu trop évident pour que tu t'y intéresses encore. Tu ne sais pas si tu avais lu cette _expression dans un quelconque magazine (très probablement) où si tu l'avais trouvée par toi-même, mais lorsque tu parlais musique et que tu essayais d'expliquer pourquoi à l'adolescence était née cette passion, tu citais néanmoins ce disque et la musique des Beatles comme une clé, comme la clé qui t'avait ouvert la porte. L'_expression sonnait bien et faisait bon effet, mais tu ne mesurais pas réellement la pertinence de tes propos.
Et puis le temps est passé de nouveau, plus longuement… tu as remis le disque sur la platine un jour, sans trop savoir pourquoi. Et là tout ce que tu avais ignoré ou mal compris plusieurs années auparavant est venu s'ajouter à ce que tu aimais toujours dans cette musique. Les orgues, les cris d'animaux, les orchestrations que tu n'avais pas entendues, les sitars, les tablas, la richesse de la production de George Martin, cette foule de détails qui surgissent à tout moment, ces touches instrumentales parfois infimes mais qui sont essentielles. Tout t'apparaissait définitivement. Ce disque transpirait le génie à chaque seconde, ce génie que tu n'avais fait qu'effleurer, mais qui t'avait ouvert la porte à tout un tas de musiques différentes. Tu as repensé alors à la clé, à cette fameuse clé. C'est à cet instant que tu as compris le rôle essentiel qu'avait eu ce disque et cette musique sur tes goûts musicaux.
Tu ne l'écoutes plus très souvent cet album, sans raison particulière, et étonnamment, c'est un disque que tu n'as jamais racheté en CD. Quand tu le réécoutes, tu aimes le prendre et le poser sur la platine. Aller le retourner et sourire en regardant la pomme. Laisser le diamant faire ses clic-clic après A day in the life.
Et puis un jour, il n'y a pas si longtemps, en rangeant tes vinyls, tu as repris avec nostalgie la pochette de ce disque. Et tout en bas à droite, au dos de la pochette, tu as remarqué quelques mots qui ont fait naître un grand sourire sur tes lèvres. Tu ne les avais jamais remarqués. Ces quelques mots, qui ne pouvaient pas mieux résumer ce disque : A splendid time is guaranteed for all.
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Aller à la date 31 Commentaire(s)
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bidi
/ Site web
(29.6.05 23:38)
c'est bon ça, je suis d'une autre génération, mais j'étais dedans mec,dommage que j'ai pas de bombek je te les aurai tous donné.
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(30.6.05 10:38)
superbe hommage pour cet album qui m'est si cher...
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Kill Me Sarah
/ Site web
(30.6.05 11:42)
Ah merci tous... c'est un vieux texte (enfin 3ans pas plus)... ressorti juste comme ça...
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(30.6.05 11:45)
toujours d'actualité... éternel et intemporel ! merci à toi...
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(30.6.05 12:03)
Superbe. Mon expérience avec les Beatles, est finalement assez proche, dans le sens affectif, ma maman s'était fait prêter la discographie complète en 33t quand je devais avoir douze ans. J'écoutais les disques et je m'étais fait ma propre cassette de 90 mn avec mes morceaud préferrés (guidé quand même un peu par maman, ce qui a donné une sélection proche de Bleu et Rouge, mais sans rien du Blanc). Je chantais Hello Goddbye en jouant au foot alors que les autres chantaient Benny B. Je me suis mis à la musique sérieusement à 16 ans ensuite, avec mon premier CD (Flowers in the Dirt de Paulo), puis des Genesis, puis Frank Black, puis, tout le rock pour me retrouver à relire ces jours-ci pour la troisième fois Anthology.
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Kill Me Sarah
/ Site web
(30.6.05 13:58)
Ca devient une madeleine de Proust les Beatles... on a tous un souvenir sur une de leurs chansons... c'est assez étonnant...
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(30.6.05 15:03)
Je l'ai trouvé, ce vinyle, dans une Trocante. Impec. Mais pendant longtemps, ça été le disque-que-je-n'ai-toujours-pas, car je donnais tout (c'est-à-dire presque rien) à Mister Waters.
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(30.6.05 23:46)
ah ben ça alors, j'avais jamais fait gaffe au splendid time ! Je remarque par ailleurs que pour un coup d'essai (premier vinyle) c'était un coup de maître, que ce soit Dark Side ... ou Sergeant Peppers.
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funambule
(2.7.05 11:06)
Souvenirs. Et juste pour ces prix. Il y avait au dos des albums français, dans ces années 70 une lettre qui définissait le prix, Y ou B, et de mémoire 37,90 ou 33,90 , ce qui fait que oui, en fonction de cette lettre, devoir attendre un mois de plus pour acheter un album. Je me souviens avoir dû le faire pour Times Fades Away, et retourner inlassablement chez le disquaire à tourner et retourner la pochette avant d'avoir les quelques frances indispensables.
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Kill Me Sarah
/ Site web
(2.7.05 18:29)
Je n'ai plus souvenir des prix mais c'était ça, le système des lettres... il y en avait certaines que je guettais plus particulièrement parce que leur prix était inférieur à 30frs... pour Time Fades away c'était un B... non je ne sais pas ça de mémoire, je viens de regarder :-)
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(3.7.05 12:17)
oui j'avais oublié ça le coût des lettres...Me semble que ça date d'avant 1975 ...Pitain! ça ne date pas d'hier...contente de te lire par ici KMS ;-)
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Kill Me Sarah
/ Site web
(4.7.05 20:15)
Je crois que le système a perduré jusqu'au début des années 80... ensuite la Fnac a commencé à coller ses étiquettes sur les pochettes...
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(9.7.05 11:06)
Deux bonbons pour m'avoir renvoyé au lycée. -40 ans d'un coup, c'est sympa...
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(13.7.05 16:53)
sergent pepper, c'est toi, sergent pepper, c'est nous, tu as écrit des mots sans longueurs, des mots qui s'allongent et je me dis que c'est exactement ça que je voulais lire sur les beatles, c'est difficile de parler de ce qu'on aime et de prendre le temps de le dire, surtout qu'on voudrait souvent ne pas trop paraître classique, et que le moderne passe de mode, pourtant, alors que goûter?
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Kill Me Sarah
/ Site web
(13.7.05 23:14)
En fait... non il n'y a pas de en fait... c'est... juste merci... on a tous, en nous, des mots, des musiques comme ça... il faut juste parfois ouvrir les portes, les laisser sortir... comme des fleurs séchées ou des photos cachées au milieu des pages d'un livre pas ouvert depuis trop longtemps...
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(19.7.05 23:18)
Parce que 74, parce que seulement pu piquer le bleu à ma mère, parce que pendant longtemps les beatles bof, parce que cette note est presque fabuleuse, et que la moustache .. putain la moustache en plastoque, un vrai rêve de fille !
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Kill Me Sarah
/ Site web
(20.7.05 10:22)
Merci Mlle Malice... de la génération 60... qui écrit des sottises que tu commentes :-))
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(16.8.05 17:46)
J'ai pas tout lu... manque de temps, mais je reviendrais, passque les noms que j'ai pu apercevoir me plaisent et m'intéressent (bawi fallait bien le signifier quand même)
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Lorient-Express
(21.8.05 04:01)
Et moi Pepper fut mon premier CD! et reste à ce jour le plus cher à mon coeur au milieu des autres...à noter que cet achat fut motivé par le précédent achat des compils rouge (les 2) et bleu (seulement la première)... en cassette (mes premières,aussi)...comme quoi 74 ou 89 (pour moi, j'avais 9 ans!) les années passent, les supports changent mais les Beatles restent: bonne pioche au prochain kid qui tentera le grand saut...
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(26.8.05 19:31)
je suis pas du tout de la génération Beatles mais c'est un des tout premiers albums que j'ai écouté et qui m'a vraiment marqué. il est vraiment magnifique!
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airoe
(29.12.05 10:17)
Excusez, je prends cette chronique un peu tard... Mais Sgt Pepper, à moi aussi, ça a été le pied à l'étrier (comme disait Lionel Richebourg qui, lui, n'aimait pas les Fab 4). Deux p'tites remarques: 1- il me semble que Sgt Pepper n'est pas sorti sur Apple et n'a donc pas pu avoir l'étiquette "vert pomme". Peut-être plus tard. Tu confonds peut-être avec le "double blanc" ? 2- ah, les lettres ! Puisque l'on parle de Time Fades Away, je l'ai acheté avec le Y derrière (fallait attendre un sacré bout de temps pour le chgt de lettrage !). De mémoire, y avait T (24,25 F), puis U (28,40), puis B (31,70), puis Y (34,50 je crois). Y avait aussi le A (là je sais plus), le O aussi (pour certains doubles, genre Todd, à 40 F) Voilà. PS. La plage de La Baule est blanche de gelée, ce matin...
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Carfax
/ Site web
(10.3.06 07:50)
Je suis venu ici par l'intermédiaire du blogue de B-Side Project. J'ai donc suivi un lien. Je m'attendais à rien ...ou presque. Presque, parce que j'ai tout de suite penser que c'était un blogue consacré à Radiohead à cause du titre "Kill me again". Bref, moi qui suis de la génération des années 60 --- un baby boomer alors --- c'est la première fois que je lis un si beau texte sur cet album, l'album des albums, ou presque. J'ai fait un sacré voyage dans le temps et ce, grâce à vous. Merci beaucoup. (Carfax)
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waaaouu
/ Site web
(5.4.07 09:28)
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waaaouu
/ Site web
(5.4.07 11:30)
désoler pour le precedent post! j'me suis fais caca dessus!
http://speeder.qupis.com
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